La question sorabe dans l’Allemagne contemporaine
Cet article fait le point sur le statut sorabe sur le plan juridique et sous l’aspect de son fonctionnement pratique dans l’Allemagne d’aujourd’hui. Dans un premier temps sont cités les textes officiels qui régissent ce statut, on examine ensuite comment se passent les choses sur le terrain et l’on...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/mimmoc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado em: |
Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain
2015
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article fait le point sur le statut sorabe sur le plan juridique et sous l’aspect de son fonctionnement pratique dans l’Allemagne d’aujourd’hui. Dans un premier temps sont cités les textes officiels qui régissent ce statut, on examine ensuite comment se passent les choses sur le terrain et l’on envisage enfin comment les mentalités influent sur la pratique quotidienne. On rappelle que l’essentiel du statut a été repris de la RDA, mais adapté aux institutions de la République fédérale. Le principe du soutien de l’État allemand sous la forme d’une dotation annuelle a été maintenu, mais une répartition s’est effectuée entre la Fédération et les 2 Länder de Saxe et de Brandebourg. On note dans les 20 années passées une évolution constante en 3 domaines : les constitutions successives de la Saxe et du Brandebourg ont à chaque fois amélioré les dispositions concernant les Sorabes, un organisme nouveau, la Fondation pour le Peuple Sorabe, a été créé avec pour fonction de recueillir la dotation et de gérer le budget, la Fédération des associations sorabes, la Domowina fondée en 1912, a revu ses statuts, mais conserve son implantation et son action transrégionale. Son rôle officieux, mais non officiel, l’amène néanmoins à négocier sans cesse pour limiter l’extension de la mine de lignite qui détruit les villages. Un débat reste ouvert au sein de la communauté sorabe : ne faut-il pas créer une organisation politique présentant ses propres candidats afin d’élire des représentants officiels ? Le statut d’autonomie culturelle est favorable, mais 2 facteurs freinent en permanence l’évolution de la pratique : d’une part une certaine mauvaise volonté du côté allemand sur le terrain, d’autre part une certaine timidité sorabe héritée d’une longue expérience de minoration en face de l’autorité. |
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