Le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois : histoire et enjeux identitaires d’un coin de Russie en France.

En 1927, la princesse russe Vera Mestchersky fonda à Sainte-Geneviève-des-Bois une maison de retraite pour les plus âgés des émigrés russes qui avaient fui la Russie révolutionnaire et trouvé refuge en France. Avec les premiers décès de pensionnaires se posa la question du lieu de leur inhumation. L...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/mimmoc,
Главный автор: PNEVMATIKAKIS, Vassilis
Формат: Article ou chapitre numérique
Опубликовано: Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain 2015
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Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:En 1927, la princesse russe Vera Mestchersky fonda à Sainte-Geneviève-des-Bois une maison de retraite pour les plus âgés des émigrés russes qui avaient fui la Russie révolutionnaire et trouvé refuge en France. Avec les premiers décès de pensionnaires se posa la question du lieu de leur inhumation. La solution fut évidente, le cimetière communal se trouvait à proximité immédiate de la maison de retraite. Un carré particulier se constitua ainsi dans le plus pur style russe.Au fil des années, on enterrait au cimetière non seulement les pensionnaires de la maison de retraite mais tous les émigrés russes décédés à Paris ou ailleurs en France. Le cimetière de Sainte-Geneviève-des-Bois devint ainsi la plus grande nécropole russe à l’étranger.Aujourd’hui, à côté de l’église orthodoxe de la Dormition de la Mère de Dieu jouxtant le cimetière, reposent quelque douze mille personnes d’origine russe dont un nombre impressionnant de personnages célèbres – des écrivains, des artistes, des aristocrates etc.Haut lieu de mémoire pour l’émigration russe, le « cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois » constitue une trace visible de la présence russe en France, un témoin de son identité particulière et le symbole de toute une société qui s’effondra dans son pays d’origine mais réussit à se reconstituer et à devenir partie intégrante du paysage historique et culturel de sa nouvelle patrie.Patrimoine commun de la France et de la Russie, cette nécropole constitue un lieu de rapprochement mais aussi un espace de confrontation idéologique. Les visites au cimetière du président Poutine, en 2000, et du feu patriarche Alexis II, en 2007, témoignent de l’importance des enjeux symboliques liés à ce lieu de mémoire unique.