Caricature et « légende noire » : la satire dans les Pays Bas espagnols après la Révolte des Gueux (1566-1568)

Après les abdications de Bruxelles, moment où Charles Quint céda le gouvernement à son fils, le fragile équilibre religieux et social que l’empereur avait réussi à maintenir aux Pays-Bas fut mis en danger avec l’arrivée d’un nouveau monarque. Philippe II exacerba les tensions par sa volonté de chang...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/mimmoc,
Hlavní autor: ALMEIDA, Laura GARCIA
Médium: Article ou chapitre numérique
Vydáno: Mémoire(s), identité(s), marginalité(s) dans le monde occidental contemporain 2025
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Après les abdications de Bruxelles, moment où Charles Quint céda le gouvernement à son fils, le fragile équilibre religieux et social que l’empereur avait réussi à maintenir aux Pays-Bas fut mis en danger avec l’arrivée d’un nouveau monarque. Philippe II exacerba les tensions par sa volonté de changements à l’encontre des traditions du pays et par sa défense de l’unité religieuse. Face à cela, la population des Pays-Bas s’opposa à la domination de ce gouvernant étranger en utilisant comme arme la gravure satirique, entre autres. L’imagerie conçue dans les premières années de révolte eut un tel succès qu’elle perdura tout au long de la Guerre de Quatre-Vingts Ans. Dans ces gravures, qui réussirent à amorcer une critique du gouvernement sans pour autant franchir la limite de la trahison, les quatre personnages les plus représentés sont : Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas, Antoine de Granvelle, conseiller des Habsbourg, Fernando Álvarez de Toledo, duc d’Albe, et Philippe II, c’est-à-dire les responsables, aux yeux du peuple flamand, de la mauvaise situation du pays.