Logique de la puissance esthétique

Cet article propose une relecture du traité du Pseudo-Longin, le Peri Hupsous (Du Sublime), pour mettre en évidence l’un de ses enjeux philosophiques dont l’intérêt apparaît particulièrement actuel. Au cours de sa conceptualisation du sublime, l’auteur antique produit certes une définition du grand-...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
المؤلف الرئيسي: Mees, Martin
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Methodos 2020
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:Cet article propose une relecture du traité du Pseudo-Longin, le Peri Hupsous (Du Sublime), pour mettre en évidence l’un de ses enjeux philosophiques dont l’intérêt apparaît particulièrement actuel. Au cours de sa conceptualisation du sublime, l’auteur antique produit certes une définition du grand-dire mais il questionne surtout la puissance des œuvres, et ce de façon immanente, avant toute réception subjective. Or cette pensée de la puissance esthétique est solidaire d’une conception de l’art qui récuse tout dualisme de la forme pour saisir l’œuvre en tant qu’unité paradoxale et intimement cohérente. Notre hypothèse tient en l’idée qu’à travers cette adéquation de la puissance à la logique même de la poièsis, le Pseudo-Longin ne nous donne à lire rien de moins qu’une première formulation de ce que nous appellerions dans un vocabulaire contemporain la performativité de l’art. Ce sont les conditions d’une telle performativité, étendue du discours à l’esthétique en général, que cet article tente de repérer tout au long du traité.