Cogito et connaissance de soi introspective

Je soutiens dans cette étude que la notion de connaissance de soi introspective est au centre du Cogito de Descartes. À la suite de Hintikka, de nombreux commentateurs, dans la tradition analytique, se sont concentrés sur la justification de l’énoncé « j’existe », en lien avec l’énoncé « je pense »,...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
第一著者: Ludwig, Pascal
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Methodos 2018
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Je soutiens dans cette étude que la notion de connaissance de soi introspective est au centre du Cogito de Descartes. À la suite de Hintikka, de nombreux commentateurs, dans la tradition analytique, se sont concentrés sur la justification de l’énoncé « j’existe », en lien avec l’énoncé « je pense », sans chercher à proposer une explication unifiée mettant en évidence la structure de l’argument cartésien ni son lien essentiel avec la connaissance de soi introspective. Par ailleurs, certaines des théories de la connaissance de soi aujourd’hui les plus influentes, en particulier celle de Gareth Evans, se sont développées en réaction à une image supposée « cartésienne » de l’introspection héritée de Gilbert Ryle. Dans ce contexte, l’interprétation du Cogito proposée par Christopher Peacocke pourrait se révéler un jalon essentiel dans l’histoire des lectures de Descartes. Selon Peacocke en effet, on peut défendre résolument le Cogito tout en rejetant l’idée d’un accès privilégié à un monde intérieur. Je soutiens que l’approche rationaliste de Peacocke permet de reconstruire le Cogito d’une façon cohérente et satisfaisante, mais que s’il donne une explication particulièrement convaincante du passage de « je pense » à « j’existe », il échoue à fonder une théorie cartésienne unifiée de la connaissance de soi introspective.