Ego sum qui sentio : le cogito réincarné des phénoménologues
La phénoménologie, après avoir dénoncé avec Husserl et Heidegger le contresens fatal qui aurait conduit Descartes à ne voir dans l’ego qu’une simple et banale « chose » pensante, conçue sur le modèle et à l’imitation de la choséité spatio-temporelle – celle qui caractérise la res extensa – s’est vit...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/methodos, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Methodos
2018
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | La phénoménologie, après avoir dénoncé avec Husserl et Heidegger le contresens fatal qui aurait conduit Descartes à ne voir dans l’ego qu’une simple et banale « chose » pensante, conçue sur le modèle et à l’imitation de la choséité spatio-temporelle – celle qui caractérise la res extensa – s’est vite ravisée : Levinas réhabilite la dignité phénoménologique de la « res cogitans » ; Henry fait du sentir originel et soustrait à l’ekstase de la représentation le mode le plus fondamental de la subjectivité vivante ; Marion réintroduit le moment de la chair sentante au cœur de la démarche métaphysique. L’article présente et discute ces différentes interprétations. |
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