De la phénoménologie à l’éthique : une généalogie de l’usage de Descartes chez Levinas

Cet article mène une lecture raisonnée des œuvres de Levinas allant de 1930 à 1961, dans le but d’expliquer la genèse et la logique de l’usage éthique de Descartes jusqu’à Totalité et infini où il se cristallise. Levinas, dans ses premiers textes sur la phénoménologie, confronte les pensées nouvelle...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
Auteur principal: Clément, Arnaud
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Methodos 2018
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article mène une lecture raisonnée des œuvres de Levinas allant de 1930 à 1961, dans le but d’expliquer la genèse et la logique de l’usage éthique de Descartes jusqu’à Totalité et infini où il se cristallise. Levinas, dans ses premiers textes sur la phénoménologie, confronte les pensées nouvelles de Husserl et Heidegger à l’idéalisme cartésien au détriment de celui-ci. Mais il met peu à peu en lumière la pertinence descriptive du cogito et de l’idée de l’infini, qu’il reprend dans ses propres recherches philosophiques. En reprenant l’ordre cartésien formant le mouvement général des trois premières Méditations métaphysiques, Totalité et infini dessine le cadre définitif de l’interprétation de Descartes : l’usage de Descartes est la reprise dans l’éthique de l’intrigue liant le cogito à l’infini.