Entre apeiron présocratique et métastabilité thermodynamique : l’idée de préindividuel chez Gilbert Simondon

Si la notion de « préindividuel » fait figure de nouveauté lexicale par rapport au vocabulaire de la métaphysique traditionnelle, et se présente ainsi comme une idée « neuve » à partir de laquelle Gilbert Simondon prétend rompre avec toute une tradition de pensée de l’individuation, celui-ci se réfè...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
Autore principale: Margairaz, Sarah
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Methodos 2013
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Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Si la notion de « préindividuel » fait figure de nouveauté lexicale par rapport au vocabulaire de la métaphysique traditionnelle, et se présente ainsi comme une idée « neuve » à partir de laquelle Gilbert Simondon prétend rompre avec toute une tradition de pensée de l’individuation, celui-ci se réfère pourtant à plusieurs reprises pour en expliciter le sens aux notions d’apeiron et de phusis présocratiques. Cependant, c’est en s’appuyant également sur la notion de « métastabilité », qu’il emprunte à la thermodynamique des états loin de l’équilibre, que Simondon confère à l’idée de « préindividuel » une signification originale. Il s’agira d’abord de  comprendre comment s’inscrit dans la construction de l’hypothèse simondonienne ce retour à la pensée présocratique, avant de nous interroger sur les fondements de la méthode qui consiste à « actualiser »  l’idée d’un état de l’être antérieur à toute forme individuée en empruntant des notions et des paradigmes aux sciences positives qui cherchent à théoriser les processus de transformation et de changement d’état de systèmes. Le but de cet examen est de questionner la légitimité d’une démarche analogique qui prétend faire bénéficier la réflexion métaphysique du développement des sciences, et de montrer dans quelle mesure la méthode « transductive » de construction de l’idée de préindividuel échappe au double écueil qui consisterait soit à s’en tenir à un usage métaphorique des schèmes de pensée scientifiques, soit à verser dans une forme de positivisme réductionniste.