Jouer du piano
La réflexion s’appuie dans un premier temps sur une opposition entre deux attitudes de pianistes à l’égard du travail à l’instrument : Gould, qui revendique une séparation d’avec le clavier pour ne privilégier que la lecture; Arrau, dont la technique au contraire vise à « faire corps » avec son pia...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/methodos, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Methodos
2014
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | La réflexion s’appuie dans un premier temps sur une opposition entre deux attitudes de pianistes à l’égard du travail à l’instrument : Gould, qui revendique une séparation d’avec le clavier pour ne privilégier que la lecture; Arrau, dont la technique au contraire vise à « faire corps » avec son piano. L’étude de ces deux démarches d’interprètes conduit à une conclusion croisée : l’abstraction gouldienne n’est rien d’autre qu’un déplacement du jeu vers d’autres instruments (ceux qui servent à la prise de son et au montage de ses enregistrements) ; le « faire-corps » hérité de la culture pianistique romantique est plus dialectique que fusionnel, et en cela implique une capacité de mise à distance. A partir de cette double conclusion, on tâche enfin de repenser la place du jeu à l’instrument dans la mise en œuvre d’une interprétation, en interrogeant le dialogue qui s’instaure entre la partition telle qu’elle s’écrit et le geste tel qu’il se joue. |
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