Deux modèles de fondation dans les Recherches logiques
Cette étude essaye d’établir qu’il y a deux notions très différentes de « fondation » à l’œuvre dans les Recherches logiques de Husserl. Dans la IIIème Recherche, où le terme est formellement introduit, lorsqu’il se demande quels sont les contenus qui peuvent exister d’une manière autonome (indépend...
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Methodos
2013
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OpenEdition Journal |
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body language substance Husserl foundation ontological epistemological concrete contents abstract contents dependant objects independant objects simple objects complex objects judgment sensible intuition categorial intuition mind langage esprit fondation ontologique gnoséologique contenus concrets contenus abstraits objets indépendants objets simples objets complexes jugement corps intuition sensible intuition catégoriale Husserl substance objets dépendants Nenon, Thomas Deux modèles de fondation dans les Recherches logiques |
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Cette étude essaye d’établir qu’il y a deux notions très différentes de « fondation » à l’œuvre dans les Recherches logiques de Husserl. Dans la IIIème Recherche, où le terme est formellement introduit, lorsqu’il se demande quels sont les contenus qui peuvent exister d’une manière autonome (indépendants) et lesquels peuvent exister uniquement en tant que moments d’autre chose (dépendants), Husserl suit ce que j’appelle un « modèle ontologique ». Selon ce modèle, le concret possède une priorité sur à l’abstrait qui est fondé en lui. Dans la VIème Recherche, en revanche, Husserl s’oriente principalement sur un « modèle gnoséologique » qui voit le complexe comme fondé sur ce qui est relativement simple, étant donné que les expériences d’ordre supérieur (telles les perceptions de types d’objets plus complexes) sont « fondées sur » des expériences plus simples, bien qu’elles ne puissent pas y être réduites. L’exemple principal ici est celui des intuitions catégoriales : fondées sur les intuitions sensibles, elles n’y sont pas réductibles. Mais cette distinction entre deux sens différents du terme de « fondation » peut également nous aider à mieux comprendre de nombreuses thèses husserliennes plutôt controversées. Par exemple, elle peut nous permettre de mieux comprendre dans quelle mesure faire l’expérience d’un être humain comme un tout se fonde sur l’expérience d’un corps physique, et cela même si l’étant que nous rencontrons inclut à la fois des aspects corporels et des aspects spirituels – les deux étant vus, d’une manière essentielle, comme des moments de cette unique personne qui fait l’objet de notre expérience. |
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