Le programme « baconien » des chimistes de la Royal Society

La réception de la philosophie naturelle de Bacon est une réception tronquée, y compris et surtout chez ceux qui se disent baconiens, en particulier à la Royal Society. Nous expliquons ce décalage, en montrant la fonction de la référence à Bacon, à propos de la chimie : même s’il n’est pas authentiq...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
Autor principal: Peterschmitt, Luc
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Methodos 2014
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:La réception de la philosophie naturelle de Bacon est une réception tronquée, y compris et surtout chez ceux qui se disent baconiens, en particulier à la Royal Society. Nous expliquons ce décalage, en montrant la fonction de la référence à Bacon, à propos de la chimie : même s’il n’est pas authentique, le baconisme de la Royal Society libère un espace théorique pour la chimie, puisqu’il interdit tout a priori portant sur ce que l’on peut admettre au titre de principe de l’explication. Certes, les recherches causales sont des « hypothèses », mais sous couvert d’une précaution parfois rhétorique, elles sont réelles. Mais cela signifie essentiellement, pour les chimistes, que malgré le discours de rupture de la Royal Society, qui se veut fondatrice d’une nouvelle science, ils peuvent s’inscrire dans la continuité de la chimie du 17e siècle. Loin que cela signifie que les chimistes de la Royal Society soient rétrogrades, nous voyons là un signe de la modernité de la chimie. Et si finalement elle s’arrange facilement de la référence à Bacon, c’est peut-être aussi que c’est le genre de science que Bacon a en vue pour sa Grande Restauration.