Le biopouvoir chez Foucault et Agamben

Foucault repère une transformation du pouvoir lorsque la vie entre dans ses préoccupations à partir du XVIIIe siècle. Il appelle « bio-pouvoir » les techniques spécifiques du pouvoir s’exerçant sur les corps individuels et les populations, hétérogènes aux mécanismes juridico-politiques du pouvoir so...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
Auteur principal: Genel, Katia
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Methodos 2014
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Foucault repère une transformation du pouvoir lorsque la vie entre dans ses préoccupations à partir du XVIIIe siècle. Il appelle « bio-pouvoir » les techniques spécifiques du pouvoir s’exerçant sur les corps individuels et les populations, hétérogènes aux mécanismes juridico-politiques du pouvoir souverain. Agamben, dans Homo sacer, reprend l’hypothèse foucaldienne et la fait fonctionner précisément sur le terrain délaissé par Foucault, celui de la souveraineté. La souveraineté ne porte pas à ses yeux sur des sujets de droits, mais de manière cachée sur une « vie nue », ex-ceptée par le pouvoir qui l’expose à sa violence et à sa décision souveraine. On peut alors interroger le déplacement de l’hypothèse foucaldienne opéré par Agamben et les rapports problématiques entre pouvoir souverain et bio-pouvoir, afin d’évaluer la pertinence et la fécondité de la notion de bio-pouvoir.