Pour une critique sceptique de la pragmatique transcendantale de K. O. Apel

Parmi les philosophies qui tentent de faire face à la crise de la rationalité, certaines, plus radicales que d’autres, en proposent une fondation reposant sur des principes qui se veulent exempts de toute présupposition. Ainsi K. O. Apel entend opérer une refondation de la rationalité éthique et cog...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/methodos,
Autor principal: Cossutta, Frédéric
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Methodos 2014
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Parmi les philosophies qui tentent de faire face à la crise de la rationalité, certaines, plus radicales que d’autres, en proposent une fondation reposant sur des principes qui se veulent exempts de toute présupposition. Ainsi K. O. Apel entend opérer une refondation de la rationalité éthique et cognitive en considérant les activités communicationnelles et argumentatives. Il s’agit d’élaborer une «pragmatique transcendantale» dont le processus d’étayage auto-réflexif s’appuie sur la «contradiction pragmatique» dans laquelle tombent ses éventuels contradicteurs. Une telle prétention n’est-elle pas exorbitante ? Les sceptiques grecs ont élaboré une approche pragmatique du sens qui leur permet d’éviter la disqualification de leur énonciation, ce qui permet, en transposant leurs conceptions à la lumière des théories contemporaines du langage, d’échapper à la critique de Apel. On peut dès lors reconnaître le caractère constitutif de l’activité communicationnelle, sans prétendre en proposer une fondation ultime de type transcendantal, ni préjuger de son orientation éthique. Resterait à se demander s’il est possible de reconstruire une rationalité minimale compatible avec la posture sceptique.