« Raconter plusieurs histoires à la fois » : Deleuze, de l’empirisme transcendantal au roman moderne
Peut-on compter sur l’empirisme transcendantal pour élaborer une poétique du roman moderne ? Deleuze la condense sous une formule empruntée à Butor : « raconter plusieurs histoires à la fois ». Ce procédé, en rapport étroit avec l’expérimentation dans les arts plastiques, se fonde sur une imaginatio...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/methodos, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Methodos
2024
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Peut-on compter sur l’empirisme transcendantal pour élaborer une poétique du roman moderne ? Deleuze la condense sous une formule empruntée à Butor : « raconter plusieurs histoires à la fois ». Ce procédé, en rapport étroit avec l’expérimentation dans les arts plastiques, se fonde sur une imagination transcendantale nouvelle, qui trouve ce qui la concerne en propre dans la notion de disparation, puisée chez Simondon. Cosmos en est le roman emblématique. La construction du simulacre platonicien incorporait déjà une telle disparité. Mais au lieu de montrer plusieurs perspectives, le simulacre littéraire les raconte, sous forme de séries, sur le modèle du structuralisme. Elles coexistent sans qu’aucune ait de privilège, mais n’en sont pas moins des perspectives portant sur des mondes absolument divergents. En contrepoint de Finnegans Wake, simulacre qui complique toutes les histoires du monde, les Fictions de Borges comptent sur le hasard, pour qu’une seule et même histoire raconte une infinité de dénouements. |
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