Chefs de tribus et murābiṭūn
Lorsque l’on parle d’élites à propos des pays arabo-musulmans au Moyen Âge, on pense surtout aux élites citadines. Ceci est une conséquence de la documentation à la disposition des chercheurs, les sources émanant pour la plupart des milieux urbains liés au pouvoir. Les recueils de fatwas mālikites d...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/mefrm, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge
2013
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Lorsque l’on parle d’élites à propos des pays arabo-musulmans au Moyen Âge, on pense surtout aux élites citadines. Ceci est une conséquence de la documentation à la disposition des chercheurs, les sources émanant pour la plupart des milieux urbains liés au pouvoir. Les recueils de fatwas mālikites de la fin du Moyen Âge mis à contribution dans cet article permettent d’aborder la question de l’existence d’élites rurales à travers l’étude de deux groupes qui s’y distinguent : celui des chefs de tribus bédouines et celui des murābiṭūn, ces saints ruraux à l’origine de communautés nouvelles. Force militaire, collecteurs délégués des impôts légaux, « pacificateurs » contribuant à l’élargissement du domaine contrôlé par le sultanat, ils forment d’abord des élites « fonctionnelles ». Cette position leur permet d’accumuler des richesses à la fois fiscales, foncières, commerciales, d’en faire des élites économiques capables de négocier leur autorité sur la vie sociale et politique de leur région, de devenir des pouvoirs autonomes voire concurrents. |
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