« Pourquoy li aucun dorment qui se prendent a lire » : représentations médiévales des effets soporifiques et des vertus revigorantes de la lecture
Dans le sillage du corpus aristotélicien mais aussi de la tradition arabo-latine, il arrive aux médecins médiévaux d’examiner l’influence de la lecture sur le sommeil et la veille. Il s’agit ici de confronter les théories scientifiques et les conseils des régimes de santé aux représentations littéra...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/mefrm, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge
2020
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans le sillage du corpus aristotélicien mais aussi de la tradition arabo-latine, il arrive aux médecins médiévaux d’examiner l’influence de la lecture sur le sommeil et la veille. Il s’agit ici de confronter les théories scientifiques et les conseils des régimes de santé aux représentations littéraires des effets soporifiques ou au contraire revigorants de la lecture. Certains personnages de fictions médiévales s’endorment un livre à la main, d’autres sont maintenus éveillés par leurs lectures. Or la figure du lecteur somnolent est ambivalente et ne s’oppose pas diamétralement à celle du lecteur tenu en haleine. En effet, dans ces scènes de lecture représentant les effets somatiques du livre, loin d’une transposition du discours médical à visée étiologique ou thérapeutique, c’est l’élaboration de figures d’auteurs qui prime. |
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