Retour sur le « népotisme » : les nominations de cardinaux au XVe siècle
Longtemps les relations de parenté au sein du Sacré-Collège n’ont été abordées qu’à travers le prisme du népotisme. Cette grille de lecture a cependant été remise en cause par plusieurs historiens depuis quelques décennies. Il s’agit de montrer ici, à leur suite, que le concept de népotisme n’est pa...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/mefrm, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge
2020
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Longtemps les relations de parenté au sein du Sacré-Collège n’ont été abordées qu’à travers le prisme du népotisme. Cette grille de lecture a cependant été remise en cause par plusieurs historiens depuis quelques décennies. Il s’agit de montrer ici, à leur suite, que le concept de népotisme n’est pas satisfaisant pour étudier les nominations cardinalices familiales au XVe siècle. Après avoir passé en revue les grands types de textes normatifs et théoriques qui abordent la question des promotions à la pourpre (décrets conciliaires, capitulations électorales, traités de réforme), cet article met en parallèle les évolutions normatives avec les évolutions des pratiques qui se superposent de manière cohérente. Apparaît alors l’idée que, d’une pratique interdite du bout des lèvres au début du Quattrocento, l’habitude que prend le pape de nommer des cardinaux au sein de sa famille est non seulement entrée dans les mœurs de la Curie de la fin du siècle, mais qu’elle est surtout devenue une injonction coutumière encouragée par les cardinaux eux-mêmes. |
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