La noblesse au miroir de la coseigneurie

Entre 1289 et 1295, le souverain de Naples et comte de Provence Charles II prend une série d’ordonnances visant à interdire l’acquisition de biens nobles par des «plébéiens» dans cette région. Dès septembre 1285, l’enquête menée dans la haute vallée du Var, à Entraunes et Saint-Martin, semble être u...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/mefrm,
Autor principal: Verdon, Laure
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge 2014
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Entre 1289 et 1295, le souverain de Naples et comte de Provence Charles II prend une série d’ordonnances visant à interdire l’acquisition de biens nobles par des «plébéiens» dans cette région. Dès septembre 1285, l’enquête menée dans la haute vallée du Var, à Entraunes et Saint-Martin, semble être une préfiguration de ces mesures. Menée à la demande de deux coseigneurs des lieux, il s’agit en fait de faire réaffirmer par cette procédure les droits de l’ancienne noblesse à exercer un pouvoir éminent sur les seigneurs mineurs, une autorité battue en brèche par les possibilités qu’offre la crise des revenus seigneuriaux aux roturiers d’acquérir des parts de seigneurie et de s’introduire, de la sorte, dans la hiérarchie seigneuriale. D’un point de vue idéologique, il s’agit pour le prince de fixer les contours de l’ordo militum dont les membres doivent se définir par leurs activités militaires.