L’implantation en ville : une question de moyens ?
La contribution proposée aborde la question de l’implantation en ville des espaces monastiques sous l’angle de la conduite de ces chantiers. Trouver un emplacement en ville, dégager le terrain ou s’approvisionner en matériaux posait des problèmes logistiques, techniques et financiers à toute personn...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/mefrm, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge
2013
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La contribution proposée aborde la question de l’implantation en ville des espaces monastiques sous l’angle de la conduite de ces chantiers. Trouver un emplacement en ville, dégager le terrain ou s’approvisionner en matériaux posait des problèmes logistiques, techniques et financiers à toute personne souhaitant bâtir « de neuf » dans un tissu urbain médiéval souvent dense. Mais dans le cas des couvents et des monastères, ces difficultés prenaient une ampleur particulière en raison, notamment, de la taille des édifices projetés. C’est sur les conditions matérielles de cette arrivée qu’est centré notre propos, c’est-à-dire sur les modalités de construction des espaces monastiques, et non sur les différentes raisons politiques, religieuses ou de sécurité qui ont pu conduire à envisager une installation ou un transfert en ville. Comment ces chantiers qui n’avaient pas le caractère impérieux des fortifications, qui ne s’imposaient pas comme indispensables à la cité et n’étaient pas a priori destinés à abriter un centre de pouvoir, furent-ils organisés pour permettre en quelques années à un ensemble relativement complexe de bâtiments de taille remarquable de s’élever dans l’espace compté de la ville ? Trois points majeurs sont abordés successivement : celui de l’implantation, celui des moyens (humains et matériels) et celui des modalités d’exécution des travaux. Ils le sont à travers l’analyse des sources écrites (chroniques, comptes et actes notariés) réunies pour divers chantiers des XIIIe-XVe siècles. Afin de chercher à apprécier l’incidence des moyens financiers sur les choix faits, le propos se trouve plus particulièrement centré sur deux constructions méridionales de la seconde moitié du XIVe siècle : le monastère-collège Saint-Benoît de Montpellier, commandé par le pape Urbain V, et le modeste couvent des clarisses d’Aix-en-Provence. |
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