L’héritage des filles à travers les écritures administratives des mères tutrices : deux cas d’étude florentins au XVIe siècle

Dans le contexte florentin de la première modernité, selon les normes qui règlent les successions ab intestat, les femmes ont très peu de chances d’hériter du patrimoine familial. Néanmoins, en l’absence d’agnats mâles ou lors de conjonctures familiales, économiques, démographiques particulières, le...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/mefrm,
Autor principal: Galasso, Serena
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge 2018
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Dans le contexte florentin de la première modernité, selon les normes qui règlent les successions ab intestat, les femmes ont très peu de chances d’hériter du patrimoine familial. Néanmoins, en l’absence d’agnats mâles ou lors de conjonctures familiales, économiques, démographiques particulières, les filles peuvent être légitimement désignées par voie testamentaire, en tant qu’héritières universelles des biens parentaux et d’autres proches. Dans la seconde moitié du XVIe siècle, Piero da Gagliano et Giovan Battista Nerli, deux hommes d’affaires florentins, transmettent leurs fortunes à leurs seules filles, Lucrezia da Gagliano et Alessandra Nerli, encore mineures, et choisissent leurs épouses comme tutrices. Les deux histoires s’entrelacent : Lucrezia et Alessandra épousent deux membres de la famille Salviati. Le passage de l’héritage paternel aux filles, puis à la maison des Salviati, sera exploré à travers l’activité d’administration patrimoniale mise en place par les deux mères tutrices. Une attention particulière sera portée à la documentation exploitée, à savoir des registres contenant des comptes et des ricordi tenus par ces deux veuves. Cette étude nous permettra enfin de valoriser un exemple d’écriture féminine, jusqu’à présent peu étudiée.