Titres et insignes du pouvoir des duchesses de la seconde Maison d’Anjou. Une approche diplomatique, sigillaire et emblématique de la puissance féminine à la fin du Moyen Âge
Prenant comme champ d’observation une maison princière de la fin du Moyen Âge, cet article présente comment un pouvoir féminin, construit de iure dans le cadre d’un État d’exception, procède d’un point de vue symbolique pour imposer sa légitimité sur une principauté éclatée et pour obtenir la reconn...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/mefrm, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge
2018
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Prenant comme champ d’observation une maison princière de la fin du Moyen Âge, cet article présente comment un pouvoir féminin, construit de iure dans le cadre d’un État d’exception, procède d’un point de vue symbolique pour imposer sa légitimité sur une principauté éclatée et pour obtenir la reconnaissance de ses droits sur le royaume de Sicile. Les actes princiers, définissant les modalités de ce pouvoir, forgent tant en français qu’en latin sa création lexicale, en particulier celle de ses titres, et permettent d’interroger la nature des différentes formes qu’il a revêtues. Ils témoignent d’une clarification progressive entre la régence, la lieutenance et la vice-régence. La première s’impose comme une dignité appuyée sur le droit privé et inséparable du genre féminin, tandis que la seconde est un office auquel la seule volonté du prince donne accès. Enfin, la dernière instaure une dyarchie à la tête de la principauté angevine, dans laquelle le fils exonère sa mère des restrictions de son genre pour la munir d’une potestas inédite. Ce lexique est repris ou amendé dans la production diplomatique des souveraines, elle-même validée par l’imposition de sceaux aux matrices spécifiques. La mise en image de l’autorité féminine manifeste une forme d’individualité, autorisée par l’établissement de devises, mais tempérée à la fois par la place centrale réservée aux armoiries et par la célébration du couple princier (qu’il s’agisse des époux ou du lien filial qui unit mère et fils), représentant une continuité dynastique et une stabilité politique indispensables à la puissance monarchique. |
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