Réemplois d’éléments architecturaux volés et innovations architecturales : l’introduction du marbre dans la Rome tardo-républicaine

L’étude croisée de deux cas de vol d’éléments architecturaux dans des sanctuaires hellénistiques pour les utiliser dans des constructions à Rome, à un siècle d’écart (début IIe puis début Ier siècles av. J.-C.), permet de dégager deux moments charnières de l’introduction du marbre dans l’Urbs. Cette...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/mefrm,
Autore principale: Ducret, Pauline
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge 2017
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’étude croisée de deux cas de vol d’éléments architecturaux dans des sanctuaires hellénistiques pour les utiliser dans des constructions à Rome, à un siècle d’écart (début IIe puis début Ier siècles av. J.-C.), permet de dégager deux moments charnières de l’introduction du marbre dans l’Urbs. Cette introduction passe d’abord par le remploi, dans des édifices romains, d’éléments architecturaux grecs, dans des marbres qui se diversifient peu à peu, avant que la main d’œuvre romaine ne s’approprie les techniques de travail de ce matériau. Le remploi joue également un rôle central dans l’entrée du marbre dans la construction privée, cette fois par la réutilisation d’éléments architecturaux d’abord destinés à des édifices temporaires. Que ce soit dans l’architecture publique ou privée, ce sont des initiatives individuelles, celles de grands imperatores ou d’hommes politiques de premier plan, et souvent contre la réprobation publique, qui sont le moteur de l’introduction de ce matériau de prestige.