Les Clunisiens et l’espace urbain en France
À l’exception de Rome – lieu sacré et symbole pour le pouvoir exempt des abbés de Cluny – l’hagiographie clunisienne peint une image fort négative de la ville. La ville est le foyer du vice et du péché. Néanmoins, les Clunisiens ne sont pas seulement confrontés aux conséquences de l’essor urbain, il...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/mefrm, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge
2014
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | À l’exception de Rome – lieu sacré et symbole pour le pouvoir exempt des abbés de Cluny – l’hagiographie clunisienne peint une image fort négative de la ville. La ville est le foyer du vice et du péché. Néanmoins, les Clunisiens ne sont pas seulement confrontés aux conséquences de l’essor urbain, ils sont même sur divers niveaux participateurs importants de cette évolution. De l’un côté, l’Ordre de Cluny s’ouvrait – surtout à l’époque des réformes grégoriennes – pour des monastères urbains. De l’autre côté, pas moins de monastères clunisiens sont devenus – pendant la grande époque de l’essor urbain – « noyaux générateurs de villes » (Ph. Racinet), où les abbés et prieurs exerçaient les droits de domination : Cluny même en est l’exemple le plus important. Bien entendu, entre les deux formes du monachisme clunisien urbain, les monastères urbains et les villes monastiques, il existe des transitions et métissages. À l’exemple de l'abbaye Montierneuf à Poitiers et du grand prieuré S. Martins-des-Champs devant les portes de Paris l’on peut étudier les interactions intensives entre la ville et le monastère urbain, par exemple les possessions du monastère dans la Cité et aux abords immédiats, les liaisons des moines avec la cour ducale, l'administration épiscopale et les élites urbains ou bien les services pastorales pour les habitants des quartiers voisins. Les paroisses adjointes aux monastères clunisiens sont devenus le noyau pour les nouveaux bourgs qui connaissaient un immense essor démographique, économique et social aux 13e et 14e siècles. |
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