La Sicile de Charybde en Scylla ? Du tout culturel au transculturel
L’histoire de la Sicile explique pourquoi elle a souvent été perçue comme un « carrefour des cultures méditerranéennes », en particulier aux XIe et XIIe siècles, et pourquoi les analyses successives auxquelles a été soumise l’histoire de la Méditerranée lui ont été étendues. Longtemps menées en mobi...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/mefrm, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge
2016
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | L’histoire de la Sicile explique pourquoi elle a souvent été perçue comme un « carrefour des cultures méditerranéennes », en particulier aux XIe et XIIe siècles, et pourquoi les analyses successives auxquelles a été soumise l’histoire de la Méditerranée lui ont été étendues. Longtemps menées en mobilisant la catégorie de « culture », entendue comme une totalité, dans le sens de civilisation et avec une forte dimension religieuse, ces analyses ont laissé la place à d’autres promouvant des conceptions de la culture qui pour être plus critiques et plus floues n’en sont pas moins essentialisantes. L’approche transculturelle développée récemment en relation avec l’histoire de la Sicile ne rompt pas véritablement avec ces approches. Cet article suggère que c’est l’idée même de culture comme totalité qu’il faut abandonner et propose deux pistes pour ce faire en partant de l’exemple sicilien : privilégier la notion sociologique de « monde social » pour définir la totalité qui donne leur sens aux dynamiques sociales que l’historien étudie et souligner la nature impériale de l’État sicilien des XIe-XIIe siècles. |
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