La visibilité des objets entre archéologie et sources textuelles
Cet article envisage les conditions d'apparition des objets dans les sources archéologiques et textuelles. Le problème de la visibilité des objets, c'est à dire de l'identification des situations dans lesquelles un objet est susceptible de laisser une trace exploitable, matérielle ou...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/mefrm, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge
2016
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article envisage les conditions d'apparition des objets dans les sources archéologiques et textuelles. Le problème de la visibilité des objets, c'est à dire de l'identification des situations dans lesquelles un objet est susceptible de laisser une trace exploitable, matérielle ou textuelle, apparaît comme central dès que l'objet est défini dans la lignée d'A. Appadurai, par sa trajectoire ou vie sociale, et non par sa matérialité. Si l'étude des traces archéologiques du commerce, abordée à travers l'exemple de l'emporium de Comacchio, passe par les infrastructures et les moyens de l'échange, c'est bien la transaction elle-même qui est à l'origine des témoignages textuels de la circulation des objets. Les non-libres, dont les traces sont nombreuses dans l'Italie du Nord des VIIIᵉ-XIᵉ siècles, grâce à leur double statut d'êtres humains et de choses, illustrent la production de la visibilité textuelle par accumulation d'une histoire de relations sociales, expliquant la quasi-invisibilité du commerce. |
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