L'argent des pauvres. L’institution de l’executor testamentorum et procurator pauperum à Pise entre 1350 et 1424

À la fin du Moyen Âge, les évêques pouvaient prétendre, grâce à la multiplication des legs pieux dans les testaments et du fait de leur prérogative sur les restitutions d’usures, à exercer un certain contrôle sur les processus de succession testamentaire entre laïcs. À Pise, c’est à l’executor testa...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/mefrm,
מחבר ראשי: Duval, Sylvie
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge 2013
נושאים:
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:À la fin du Moyen Âge, les évêques pouvaient prétendre, grâce à la multiplication des legs pieux dans les testaments et du fait de leur prérogative sur les restitutions d’usures, à exercer un certain contrôle sur les processus de succession testamentaire entre laïcs. À Pise, c’est à l’executor testamentorum et procurator pauperum que cette mission était confiée. Ce membre de la cour archiépiscopale devait mener à bien l’exécution des legs pieux non honorés par les exécuteurs testamentaires originellement désignés (ou fideicommissari) ; il devait aussi distribuer les sommes perçues grâce aux restitutions d’usures. En résumé, l’executor était chargé de gérer l’argent des pauvres, les denarii pauperum. Cette gestion a donné lieu, entre 1359 et 1424, à la tenue de comptes spécifiques, conservés dans trois registres. Au fil des pages de ces documents apparaissent les Pauperes Christi. Ceux-ci sont les pauvres à qui l’Église et les testateurs adressaient leurs aumônes, c’est-à-dire les « bons pauvres ».