Saint Alexis dans la piété et la spiritualité des XVIIe et XVIIIe siècles

Quasi absent de l’iconographie et bénéficiaire d’un culte liturgique limité, saint Alexis n’occupe pas une place centrale dans la piété de l’âge moderne. On le rencontre toutefois aussi bien dans le théâtre scolaire que dans la petite littérature de dévotion, et l’on peut s’interroger sur la fonctio...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/mefrim,
Principais autores: Dompnier, Bernard, Gall, Jean-Marie Le
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 2013
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Quasi absent de l’iconographie et bénéficiaire d’un culte liturgique limité, saint Alexis n’occupe pas une place centrale dans la piété de l’âge moderne. On le rencontre toutefois aussi bien dans le théâtre scolaire que dans la petite littérature de dévotion, et l’on peut s’interroger sur la fonction qui lui est attribuée. Même s’il est parfois invoqué comme patron (épidémies, Bonne Mort, œuvres de charité), il ne fait pas partie des grands saints protecteurs. La véritable raison de son succès relève d’un autre registre : homme de l’ascèse totale, pèlerin immobile, il incarne le renoncement au monde. Bérulle en fait un archétype de la vie cachée et de l’anéantissement. Mais la radicalité avec laquelle Alexis a mis en œuvre ces vertus explique aussi qu’il ne puisse constituer un modèle imitable. Il y a dans cette figure une charge subversive fondamentalement peu acceptable par l’ordre social.