Fidéicommis et hégémonie politique de la noblesse auvergnate au XVIe siècle

L’angoisse ultime de la noblesse était de disparaître. À l’extinction biologique pouvait se substituer une mort plus déshonorante : la mort patrimoniale qui, en morcelant le patrimoine familial, sapait les fondements de la puissance politique et économique de la maison noble. Au XVIe siècle, l’ancie...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/mefrim,
Auteur principal: Solignat, Anne-Valérie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 2013
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:L’angoisse ultime de la noblesse était de disparaître. À l’extinction biologique pouvait se substituer une mort plus déshonorante : la mort patrimoniale qui, en morcelant le patrimoine familial, sapait les fondements de la puissance politique et économique de la maison noble. Au XVIe siècle, l’ancienneté et la stabilité de la noblesse auvergnate apparaissait comme une exception dans le royaume de France. C’est que celle-ci utilisa à bon escient les instruments privilégiés de la transmission lignagère du sang, du patrimoine et de l’identité que furent les fidéicommis, assortis aux substitutions du nom et des armes. Ils permirent de mettre efficacement le noyau dur du patrimoine lignager à l’abri des créanciers en le rendant indisponible. Soustrayant l’assise foncière et économique des familles nobles aux aléas du temps, ils fournirent à l’aristocratie provinciale les moyens de se perpétuer à l’infini, assurant ainsi leur domination politique et culturelle en Auvergne, sans intervention directe du pouvoir royal.