Masculinités et féminités des enfants dans les fratries et les sorories à la fin du Moyen Âge

Cet article propose d’étudier l’articulation entre enfance, genre et relation adelphique. Nous prenons en compte d’abord la manière dont les parents transmettent à leurs enfants des valeurs (vices et vertus), différentes en fonction de leur sexe. Puis, nous montrons, du sexe ou du rang de naissance,...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/mefrim,
Autore principale: Lett, Didier
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 2014
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cet article propose d’étudier l’articulation entre enfance, genre et relation adelphique. Nous prenons en compte d’abord la manière dont les parents transmettent à leurs enfants des valeurs (vices et vertus), différentes en fonction de leur sexe. Puis, nous montrons, du sexe ou du rang de naissance, quel est l’opérateur principal de classement pour le scripteur médiéval. Enfin, ces modes de transmission différent en fonction du sexe de la fratrie (unisexuée ou mixte). Dans la littérature exemplaire et dans les images, on note une très nette préférence pour des fratries ou des sorories unisexuées dont chaque membre exprime des vices ou des vertus ou représente une échelle de valeur. La fratrie unisexuée est le lieu le plus propice au déploiement d’un discours édifiant, un lieu de comparaison, de métaphorisation et souvent d’inversion aîné (e)-cadet(te)s. Cette inversion est étudiée dans l’iconographie de la fin du Moyen Âge, à travers la figuration du « pseudo-jugement de Salomon ».