Pouvoir domestique à l’ambassade
À partir d’une étude de cas, cet article propose une contribution à l’histoire sociale de la diplomatie en tentant de comprendre la présence de la domesticité dans le travail diplomatique à une période, celle du Consulat et de l’Empire, où les secrétaires particuliers d’ambassadeur, des domestiques,...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/mefrim, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines
2020
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | À partir d’une étude de cas, cet article propose une contribution à l’histoire sociale de la diplomatie en tentant de comprendre la présence de la domesticité dans le travail diplomatique à une période, celle du Consulat et de l’Empire, où les secrétaires particuliers d’ambassadeur, des domestiques, sont censés avoir laissé la place aux secrétaires d’ambassade, agents officiels de la diplomatie. Une approche par les pratiques de l’écrit révèle pourtant que les secrétaires privés n’ont pas disparu et peuvent assurer la tenue de la correspondance politique. Le rôle du maître – l’ambassadeur – est déterminant dans la distribution du travail à l’ambassade. Le rapport domestique, thématisé par le patron lui-même comme un rapport amoureux, lui permet d’exercer son pouvoir de distinction au sein de l’ambassade et de faire fonctionner la structure maître-secrétaire comme une structure de pouvoir. On saisit ainsi la persistance des rapports domestiques dans les administrations modernes. |
|---|