Le pape, le roi et l’abbé

En 1574, Henri III sollicite Grégoire XIII pour approuver les ordres de Saint-Louis et de la Passion, qui doivent servir à fonder son autorité royale. Toutefois, la mission confiée par le roi à l’abbé de Cîteaux Nicolas I Boucherat échoue et le pape refuse d’approuver cette création. Dans le context...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/mefrim,
প্রধান লেখক: Marceau, Bertrand
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 2014
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সংক্ষিপ্ত:En 1574, Henri III sollicite Grégoire XIII pour approuver les ordres de Saint-Louis et de la Passion, qui doivent servir à fonder son autorité royale. Toutefois, la mission confiée par le roi à l’abbé de Cîteaux Nicolas I Boucherat échoue et le pape refuse d’approuver cette création. Dans le contexte de confessionnalisation qui marque les élites européennes, Boucherat est un exemple d’agent pris dans une double contrainte d’obéissance à son souverain et au pape. À l’interface de la diplomatie officielle et de la diplomatie ecclésiastique, il sert formellement le projet des conseillers royaux pour financer les besoins militaires de la monarchie, tout en conservant une marge de manœuvre pour servir les intérêts de son ordre et défendre l’ordre ecclésiastique. Boucherat raisonne à l’échelle de la chrétienté catholique, dont le centre est à Rome, et non pas dans une logique nationale.