Les migrations de travail comme ressources : verriers altarais et vénitiens, xvie-xviiie siècle

Le renouveau historiographique concernant les migrations anciennes a mis en cause le modèle dominant de l’idéal sédentaire et de la mobilité comme contrainte. L’exemple des verriers altarais et vénitiens montre cependant que les migrations d’artisans ayant des qualifications identiques s’organisent...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/mefrim,
Hoofdauteur: Maitte, Corine
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 2014
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Le renouveau historiographique concernant les migrations anciennes a mis en cause le modèle dominant de l’idéal sédentaire et de la mobilité comme contrainte. L’exemple des verriers altarais et vénitiens montre cependant que les migrations d’artisans ayant des qualifications identiques s’organisent de façon parfois très dissemblable, en fonction de la structure des communautés de départ et de l’insertion des projets migratoires dans le fonctionnement collectif du groupe. Si les circulations font partie, d’une façon ou de l’autre, de la culture commune de ces artisans, elles ont des significations économiques et sociales bien différentes. En schématisant, on peut dire que l’on trouve d’un côté des migrations d’opportunités personnelles ou familiales et de l’autre des migrations structurées et gérées par la corporation et la communauté. Dans un cas comme dans l’autre, ce travail hors les murs rapporte souvent bien plus que la paye escomptée sur place