Le tiers-mondisme italien de Mattei
Enrico Mattei, mort en 1962, symbolise les succès économiques de la péninsule durant la Grande Croissance mais aussi ses efforts pour établir des relations nouvelles avec les pays arabes d’Afrique du Nord et du Proche Orient alors que la France s’arcboute sur son passe colonialiste. Ce chef d’entrep...
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| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
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Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines
2014
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Enrico Mattei, mort en 1962, symbolise les succès économiques de la péninsule durant la Grande Croissance mais aussi ses efforts pour établir des relations nouvelles avec les pays arabes d’Afrique du Nord et du Proche Orient alors que la France s’arcboute sur son passe colonialiste. Ce chef d’entreprise d’État s’affiche tiers-mondiste et affirme un nouvel atlantisme tandis que, à partir de 1958, Amintore Fanfani engage la Démocratie Chrétienne dans une voie similaire tout en recherchant de nouvelles alliances de Centre-Gauche. Toutefois ce néo atlantisme tiers-mondiste de Mattei est entrepreneurial et obéit à des nécessités comptables tout autant que politiques. Bien loin de rejeter les États-Unis, ce grand capitaine d’industrie cherche à appliquer dans son groupe les méthodes qui ont démontré leur efficacité outre Atlantique. En outre tout ce courant politique et économique dont Mattei, parmi d’autres, est porteur n’est pas né de rien ; il a un passé qui plonge ses racines au moins dans le Ventennio nero tout en renvoyant de manière occultée au passé colonial italien. |
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