Mots et pratiques de l’information. Ce que aviser veut dire (xvie-xviie siècles)
Sous quelles conditions, sémantiques et méthodologiques, peut-on parler d’« information » lorsque l’on étudie les xvie-xviie siècles ? Quels étaient les mots employés par les acteurs de l’époque, et à quelles réalités documentaires, à quels types de pratiques, à quels concepts également, ceux-ci ren...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/mefrim, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines
2014
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Sous quelles conditions, sémantiques et méthodologiques, peut-on parler d’« information » lorsque l’on étudie les xvie-xviie siècles ? Quels étaient les mots employés par les acteurs de l’époque, et à quelles réalités documentaires, à quels types de pratiques, à quels concepts également, ceux-ci renvoyaient-ils ? Nous sommes partis de l’étude d’un groupe sémantique, le groupe aviser, dont les dérives saturent les correspondances marchandes et diplomatiques dès le début du xve siècle pour progressivement renvoyer à des réalités documentaires à part entière. Le terme « av(v)iso » se retrouve ainsi en tête d’extraits, réels ou fictifs, de lettres qui sont publiées à l’occasion d’un événement particulier ; puis, au pluriel, il est de plus en plus fréquemment utilisé pour désigner les feuilles publiques, ou semi-publiques, que d’aucuns ont considéré comme la première forme d’information périodique mise en circulation dans l’Europe de la première modernité, plusieurs décennies avant l’essor des gazettes de langues française, allemande ou hollandaise. La description critique de ces feuilles manuscrites ou imprimées, leur analyse thématique, syntaxique et lexicale, l’étude de leur diffusion, leur comparaison avec d’autres supports médiatiques cotextuels et l’étude lexicographique des termes utilises par les acteurs pour décrire l’action d’informer ou de s’informer, forment l’essentiel d’une démarche qui pose les jalons d’une médiologie historique refusant autant le réductionnisme terminologique satisfait des seules définitions des dictionnaires de l’époque, que le réductionnisme généalogique qui, sous couvert de procéder de manière inductive, ne rend qu’imparfaitement compte de la complexité des situations, des usages et des phénomènes. |
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