Science « pour » l’État ou science « sur » l’État ? Guido Cavaglieri et la défaite de la science administrative en Italie
Dans la seconde moitié du XIXe siècle la science administrative circule de l’espace culturel allemand en Italie, rencontrant une pensée nationale sur l’administration. Reconnue comme une science autonome, qui étudie l’intervention de l’État dans la société afin d’améliorer la distribution des riches...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/mefrim, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines
2019
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans la seconde moitié du XIXe siècle la science administrative circule de l’espace culturel allemand en Italie, rencontrant une pensée nationale sur l’administration. Reconnue comme une science autonome, qui étudie l’intervention de l’État dans la société afin d’améliorer la distribution des richesses, elle devient une discipline universitaire en 1875. En revanche, elle est supprimée en 1935 après avoir perdu son autonomie scientifique et avoir changé d’objet, qui devient à l’époque la bureaucratie de l’État. Cet article montre les conditions sociales et politiques de l’institutionnalisation puis de la désinstitutionnalisation de ce savoir, en regardant au microscope la trajectoire du juriste Guido Cavaglieri, qui constitue une anomalie au regard de la norme qui régule la reproduction de la science administrative. Il s’agit, pourtant, d’un indicateur révélateur des tensions internes à la discipline et de ses rapports avec le pouvoir politique. |
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