Pour une relecture de la vie religieuse féminine chrétienne en Occident à la fin du Moyen Âge

L’histoire religieuse féminine, en particulier pour le Moyen Âge chrétien, a trop souvent été étudiée comme un simple parallèle de la vie religieuse des hommes. Cette tendance a d’abord été le fait des ordres religieux, qui ont mis en place l’idée que les « branches féminines » leur auraient été rat...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/mefrim,
Autor principal: Duval, Sylvie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 2016
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:L’histoire religieuse féminine, en particulier pour le Moyen Âge chrétien, a trop souvent été étudiée comme un simple parallèle de la vie religieuse des hommes. Cette tendance a d’abord été le fait des ordres religieux, qui ont mis en place l’idée que les « branches féminines » leur auraient été rattachées dès l’origine. Elle a été, ensuite, entretenue auprès des historiens par le manque de sources, principalement dû au monopole masculin et clérical de l’écrit durant la période médiévale. Il importe aujourd’hui, en s’inspirant de l’approche d’Herbert Grundmann qui, en 1935 déjà, prônait une « vision panoramique » de l’histoire religieuse, de sortir de l’histoire faite « par ordre religieux », car elle ne recoupe que très peu les dynamiques qui ont caractérisé la vie religieuse féminine médiévale. Il est primordial, en outre, d’intégrer à l’histoire religieuse l’utilisation de la notion de « genre », qui permettra de relire les sources cléricales en tenant compte des schémas interprétatifs qui les caractérisent. Il faut promouvoir, enfin, la prise en compte des sources de la pratique afin d’intégrer la forte dimension sociale qui caractérise l’histoire religieuse et de mieux prendre en compte les formes de vie « semi-religieuses ».