Les épurations d’après-guerre dans le protectorat français de Tunisie
Une fois achevée l’éphémère occupation militaire de l’Axe (novembre 1942-mai 1943), la Tunisie devint le théâtre d’une épuration politique dirigée par les autorités coloniales françaises contre la communauté italienne, accusée d’avoir été la cinquième colonne du régime fasciste. Les juifs italiens,...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/mefrim, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines
2024
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Une fois achevée l’éphémère occupation militaire de l’Axe (novembre 1942-mai 1943), la Tunisie devint le théâtre d’une épuration politique dirigée par les autorités coloniales françaises contre la communauté italienne, accusée d’avoir été la cinquième colonne du régime fasciste. Les juifs italiens, qui constituaient tout à la fois une minorité religieuse et une élite sociale, se trouvèrent frappés en raison de leur appartenance nationale, en dépit des persécutions antisémites dont ils avaient été l’objet pendant la guerre. Sur la base de fonds d’archives rarement exploités et d’un corpus de témoignages des anciens ressortissants de la collectivité juive italienne de l’époque, il s’agit de comprendre les dispositifs et les normes répressives anti-italiennes adoptés en Tunisie pendant la transition entre la guerre et l’après-guerre, aussi bien que leur application aux minorités caractérisées par une identité plurielle. |
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