Les censeurs privaient-ils du droit de vote ? Retour sur l’aerarium facere et le tribu mouere

Ni sanction financière, ni exclusion de la communauté, l’aerarium facere et le tribu mouere étaient des mesures complémentaires prises par les censeurs dans le cadre du regimen morum servant à classer les citoyens. Le citoyen indigne était rejeté de son rang et relégué avec les humillimi, les affran...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/mefra,
Auteur principal: Bur, Clément
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Mélanges de l’École française de Rome - Antiquité 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Ni sanction financière, ni exclusion de la communauté, l’aerarium facere et le tribu mouere étaient des mesures complémentaires prises par les censeurs dans le cadre du regimen morum servant à classer les citoyens. Le citoyen indigne était rejeté de son rang et relégué avec les humillimi, les affranchis et les citoyens de fraîche date dont la parole était suspecte, l’avis négligeable et les possibilités de servir la cité moindres. Pour cela, on l’inscrivait dans une tribu urbaine (tribu mouere) et une centurie défavorisée de la cinquième classe (aerarium facere), mesures humiliantes. Les censeurs lui refusaient de la sorte le droit de participer activement à la vie civique et incitaient ses concitoyens à se méfier de lui. Ils exigeaient néanmoins qu’il continue à s’acquitter des devoirs fiscaux et militaires dus à ses capacités financières. Jamais les censeurs ne privèrent du droit de vote qui était un élément bien trop important de l’identité civique romaine.