Sur le luxe dans la Chine des Han. Règles structurelles, critiques, et mesures conjoncturelles

La littérature Han reste peu loquace sur le luxe. Sans l’apport de l’archéologie, il serait difficile de saisir une évolution des pratiques et des sanctions sur les quatre siècles de la dynastie (206 av.-220 ap. J.-C.). Il serait également impossible d’entrevoir la réaction des élites aux critiques...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/mefra,
Päätekijä: Pirazzoli-t’Serstevens, Michèle
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Kieli:Français
Julkaistu: Mélanges de l’École française de Rome - Antiquité 2016
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:La littérature Han reste peu loquace sur le luxe. Sans l’apport de l’archéologie, il serait difficile de saisir une évolution des pratiques et des sanctions sur les quatre siècles de la dynastie (206 av.-220 ap. J.-C.). Il serait également impossible d’entrevoir la réaction des élites aux critiques et aux prescriptions. Ce sont les vestiges matériels que les élites nous ont laissés qui, en quelque sorte, parlent pour elles. Cette présentation aborde d’abord les règles somptuaires structurelles qui constituent l’arrière-plan sur lequel peuvent se comprendre les jugements de valeur et les prescriptions plus conjoncturelles. Elle tente d’envisager celles-ci dans leur évolution historique. Elle reprend ensuite les manifestations du luxe sur lesquelles portèrent les critiques, en insistant sur les enterrements dispendieux, qui constituèrent un phénomène majeur et un objet de débats tout au long de la dynastie. Enfin, elle évoque en conclusion l’inefficacité des critiques et des mesures prises. Il n’y eut ni véritable législation somptuaire ni consensus politique sur la répression du luxe dans la Chine des Han.