L’ultime commerce épistolaire d’Ausone et de Paulin de Nole

Le dernier échange épistolaire entre Ausone (trois lettres) et Paulin de Nole (deux lettres) est ici examiné sous tous ses aspects, principalement la tradition manuscrite. Cette étude, menée entièrement de première main, permet de refaire et d’approfondir la démonstration de certains éléments, princ...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/mefra,
Autor principal: Dolveck, Franz
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Mélanges de l’École française de Rome - Antiquité 2015
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Le dernier échange épistolaire entre Ausone (trois lettres) et Paulin de Nole (deux lettres) est ici examiné sous tous ses aspects, principalement la tradition manuscrite. Cette étude, menée entièrement de première main, permet de refaire et d’approfondir la démonstration de certains éléments, principalement le fait qu’il existe deux recensions de la partie ausonienne de l’échange, et d’envisager plus clairement le contexte général de cette correspondance : de manière quasiment certaine, les lettres en vers, que nous conservons, étaient accompagnées de lettres en prose, qui ont été exclues des « éditions » antiques, ce qui explique certaines allusions de Paulin dont on ne trouve pas la source dans les lettres d’Ausone ; avec un degré de probabilité important mais légèrement moindre, la lettre (en vers) perdue d’Ausone est identifiée à l’Epist. 18 Green. Cela conduit d'autre part à redater plus tardivement la mort d'Ausone (probablement pas avant 397). Les éléments rassemblés contredisent globalement la tendance à interpréter ces lettres comme le reflet d'un conflit entre « paganisme » et christianisme : il s’agit, bien plus vraisemblablement, du témoignage de relations rendues difficiles certes pour des raisons religieuses, mais aussi et surtout à cause d’une série d’incompréhensions causées largement par les aléas inhérents à la matérialité de la correspondance antique.