Vtraque res publica

Le présent article propose une enquête historique complète sur l’expression utraque res publica, jusqu’au début du Moyen Âge. Peu attestée pendant le Haut-Empire, elle est surtout connue par des textes du VIe siècle, s’inscrivant dans le contexte d’affirmation de l’existence d’un pouvoir ostrogothiq...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/mefra,
Auteur principal: Moreau, Dominic
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Mélanges de l’École française de Rome - Antiquité 2025
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le présent article propose une enquête historique complète sur l’expression utraque res publica, jusqu’au début du Moyen Âge. Peu attestée pendant le Haut-Empire, elle est surtout connue par des textes du VIe siècle, s’inscrivant dans le contexte d’affirmation de l’existence d’un pouvoir ostrogothique qui se voyait comme le partenaire de la couronne impériale. Évidemment, cette dernière n’a jamais pleinement intégré sous cet angle la formule étudiée dans son discours, sinon à une unique reprise sous Anastase, en s’adressant directement aux sénateurs romains (et non au roi des Ostrogoths), alors que les relations avec Théodoric étaient déjà entrées dans une phase de dégradation sans précédent. Une pleine intégration d’utraque res publica dans le vocabulaire de la chancellerie impériale aurait tout simplement correspondu à reconnaître l’existence d’un État ostrogothique équivalent à l’Empire, donc de deux empires ; pour Constantinople, la locution, d’autant plus dans ses traductions grecques, ne pouvait renvoyer qu’au « binôme impérial » Rome-Perse. En plus d’offrir une définition du sens d’utraque res publica dans tous les témoignages qui nous sont parvenus, cette étude s’intéresse aussi à toutes les autres expressions qui sont construites avec uterque, utraque et utrumque, pour désigner les différentes facettes du pouvoir romain tardif et de ses institutions.