Apollon en Cisalpine : philosophie, religion et idéologie des élites romaines au IIe siècle av. n.è.

On s’interroge sur la signification de la figure divine d’Apollon dans le contexte du monde colonial de la Cisalpine confronté au metus gallicus de la fin du IIIe-IIe siècle av. n. è. L’examen de sources diverses (iconographiques, littéraires et épigraphiques) de Grèce et d’Italie fait ressortir l’i...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/mefra,
Auteur principal: Compatangelo-Soussignan, Rita
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Mélanges de l’École française de Rome - Antiquité 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:On s’interroge sur la signification de la figure divine d’Apollon dans le contexte du monde colonial de la Cisalpine confronté au metus gallicus de la fin du IIIe-IIe siècle av. n. è. L’examen de sources diverses (iconographiques, littéraires et épigraphiques) de Grèce et d’Italie fait ressortir l’image d’un Apollon hyperboréen empreint de mysticisme orphico-dionysiaque que l’on retrouve dans une région peuplée de Gaulois, assimilés aux Hyperboréens par la tradition grecque. Parmi les membres de l’élite sénatoriale qui ont joué un rôle dans la mise en place du culte en Cisalpine, les Manlii ont apporté une contribution spécifique à la construction des mythes originels du monde colonial. L’iconographie du dieu en Cisalpine montre également que le choix d’une variante de l’Apollon Lykeios, dont l’épithète était au centre des spéculations philosophiques de l’époque, est particulièrement signifiant : il s’agit du dieu de l’oracle de Delphes, vainqueur des Celtes en 279, et relié, par le mythe de Latone-Louve, au monde des Hyperboréens.