La terre, les dettes et la citoyenneté à Rome, de l’époque archaïque à la fin du IVe siècle av. J.-C.
Le système agraire romain à l’époque archaïque opposait une exploitation commune de la terre, en lien avec les structures patriarcales et clientélaires des gentes, et une exploitation privée, développée par les individus extérieurs aux gentes et qui constituèrent le « noyau d’origine » de la plèbe....
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/mefra, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Mélanges de l’École française de Rome - Antiquité
2023
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le système agraire romain à l’époque archaïque opposait une exploitation commune de la terre, en lien avec les structures patriarcales et clientélaires des gentes, et une exploitation privée, développée par les individus extérieurs aux gentes et qui constituèrent le « noyau d’origine » de la plèbe. La création des premières tribus rustiques en 495 traduit l’accès à la propriété privée de la terre d’une grande masse d’individus, en grande partie des clients gentilices qui accédèrent au statut de citoyens adsidui et mobilisables et qui rejoignirent la plèbe en formation. Mais cette révolution sociale se fit au prix de leur endettement et d’un travail contraint (nexum) sur les terres gentilices de leurs anciens patrons. Cette contrainte sociale, liée au contrôle que les gentes patriciennes ont maintenu sur les terres à usage collectif, assimilées par nos sources à l’ager publicus archaïque, explique la violence du conflit patricio-plébéien ainsi que les revendications sociales de la plèbe jusqu’au IVe siècle. |
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