Dérivation anthroponymique et déviation politique dans la littérature latine à la fin de la République romaine et au début du Principat

Les dérivés d’anthroponymes sont fréquemment utilisés dans la littérature latine pour évoquer les possessions ou les affaires relatives à un personnage. On observe cependant une utilisation plus spécifique de ces termes lorsque le propos est de nature politique : le dérivé est alors surchargé de con...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/mefra,
Hoofdauteur: Villeneuve, Guillaume de Méritens de
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Mélanges de l’École française de Rome - Antiquité 2023
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Les dérivés d’anthroponymes sont fréquemment utilisés dans la littérature latine pour évoquer les possessions ou les affaires relatives à un personnage. On observe cependant une utilisation plus spécifique de ces termes lorsque le propos est de nature politique : le dérivé est alors surchargé de connotations, péjoratives dans la majorité des cas. Les personnages dont le nom est dérivé sont non seulement les grands imperatores de la crise de la République – Marius et Sylla, César et Pompée –, mais aussi ceux dont l’action a contribué aux troubles civils : Cinna, Sertorius ou Clodius par exemple. Un dérivé d’anthroponyme apparaît lorsque l’action d’un personnage est jugée problématique. Le présent article étudie l’évolution de ce phénomène dans la littérature latine à la fin de la République romaine et au début du Principat.