The Little Ice Age in Italy from documentary proxies and early instrumental records

Cet article présente et discute la montée du niveau relatif de la mer à Venise et les changements de température en Italie pendant le petit âge de glace (PAG) grâce à l’analyse de proxies et des premières observations instrumentales. Les premières mesures datent de 1872 pour le niveau de la mer et d...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/mediterranee,
Egile Nagusiak: Camuffo, Dario, Bertolin, Chiara, Schenal, Patrizia, Craievich, Alberto, Granziero, Rossella
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Anglais
Argitaratua: Méditerranée 2015
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article présente et discute la montée du niveau relatif de la mer à Venise et les changements de température en Italie pendant le petit âge de glace (PAG) grâce à l’analyse de proxies et des premières observations instrumentales. Les premières mesures datent de 1872 pour le niveau de la mer et de 1654 pour la température, mais avec un hiatus entre 1670 et 1716. Pour les périodes plus anciennes, nous avons utilisé des proxies. À Venise, on connaît des hivers particulièrement rigoureux grâce à des sources écrites et à quelques peintures qui présentent des vues de la lagune gelée. De 1500 à 1758, le niveau de la mer a été reconstruit en utilisant deux proxies (1) la ceinture algale visible dans les peintures de Véronèse (xvie siècle), de Canaletto et de Bellotto (xviiie siècle) ; (2) l’immersion des escaliers d’honneur des palais historiques du Grand Canal. Les résultats présentent une montée exponentielle qui traduit un réchauffement climatique. La même démonstration est faite pour les surcôtes inondant la ville. En ce qui concerne la température, les sources écrites ont été rassemblées à partir des archives des bibliothèques publiques et privées. Les informations ont été normalisées de -3 (froid extrême) à +3° C (chaleur extrême). En général, les proxies sont utiles pour définir des évènements météorologiques extrêmes, mais échouent dans la détermination de tendances à long terme qui sont identifiées grâce aux mesures instrumentales. Nous montrons que la température a été caractérisée par des oscillations froides-chaudes répétées, avec un maximum chaud culminant entre 1725‑1730, semblable, ou même supérieur, au niveau actuel. Les modèles de reconstruction des températures ont été comparés avec les données instrumentales rassemblées en Italie du-nord et centrale et les résultats sont discutés.