Human societies and environmental changes since the Neolithic in Greece and Albania
Au cours des dernières décennies, de nombreuses études géoarchéologiques et paléoclimatiques se sont focalisées sur la péninsule balkanique, en particulier sur la Grèce et l’Albanie. Les recherches se sont particulièrement intéressées aux relations entre l’évolution des paléoenvironnements et l’adap...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/mediterranee, |
|---|---|
| Hauptverfasser: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Anglais |
| Veröffentlicht: |
Méditerranée
2013
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Au cours des dernières décennies, de nombreuses études géoarchéologiques et paléoclimatiques se sont focalisées sur la péninsule balkanique, en particulier sur la Grèce et l’Albanie. Les recherches se sont particulièrement intéressées aux relations entre l’évolution des paléoenvironnements et l’adaptation des sociétés à la mobilité des paysages au cours des 10 000 dernières années. Dans un contexte climatique méditerranéen contrasté, il est incontestable que des phases d’aridité très bien enregistrées par les archives sédimentaires lacustres et deltaïques de la région, celles de 8200 BP ou de 4000 BP notamment, ont eu un impact réel sur les sociétés humaines, tout comme la mise en valeur agricole à partir du Néolithique a engendré des dynamiques environnementales spécifiques. Des constantes régionales se dessinent quant à l’évolution des littoraux, des rythmes de progradation deltaïque ou des lits fluviaux par exemple surtout durant la première moitié de l’Holocène. L’objectif principal de cet article est d’insister sur le fait que notamment depuis la fin de l’Antiquité les dynamiques géomorphologiques que nous avons pu étudier en Grèce comme en Albanie, débouchent, sur des crises d’érosion ou d’alluvionnement dont l’originalité est de résulter d’une combinaison de facteurs naturels et humains. L’aléa sismique et volcanique a également joué un rôle que ce soit à l’échelle régionale, comme l’éruption du volcan de Santorin, l’éruption du volcan de Méthana ou à l’échelle locale, avec la disparition de la cité d’Héliké. Les exemples que nous développons montrent que l’extension spatiale de ces dynamiques est fréquemment régionale, comme la construction de la « terrasse d’Olympie », limitée au cours moyen de l’Alphée, ou la progradation accélérée des deltas de la façade Occidentale grecque et albanaise sur les cinq cents dernières années, voire locale, comme la crise d’érosion du bassin de Gortys en Arcadie. L’inventaire de ces dynamiques locales et régionales se poursuit à des pas de temps différents et nous semble indispensable pour éviter toute simplification déterministe dans la lecture de l’évolution des paysages. |
|---|