Terre d’élevage ou « nature préservée » en zone centrale des parcs nationaux français des Alpes du Sud ?

Cet article vise à montrer comment les parcs nationaux des Alpes françaises du Sud sont passés d’une situation plus ou moins implicite de rejet de l’agriculture, comme perturbatrice du milieu, vers une perspective d’intégration de cette activité. Cette évolution s’est façonnée en parallèle du recul...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/mediterranee,
1. autor: Laslaz, Lionel
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Méditerranée 2008
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Cet article vise à montrer comment les parcs nationaux des Alpes françaises du Sud sont passés d’une situation plus ou moins implicite de rejet de l’agriculture, comme perturbatrice du milieu, vers une perspective d’intégration de cette activité. Cette évolution s’est façonnée en parallèle du recul de l’élevage, impliquant son soutien financier et technique, voire la patrimonialisation de ses éléments de marquage territoriaux. Lors de la création des parcs nationaux des Écrins (1973) et du Mercantour (1979), certains discours considéraient la présence de l’élevage en zone centrale comme une entrave forte à la mission première de protection. Cette vision antagoniste demeure encore répandue dans quelques milieux scientifiques. Or, les éleveurs, par leur rôle fondamental dans l’entretien des paysages alpins et dans l’activité économique locale dite « traditionnelle », constituent aujourd’hui un atout reconnu qui leur a valu le soutien des pouvoirs publics et des gestionnaires d’espaces protégés. Des programmes d’aides à l’activité pastorale ont ainsi été développés par ces établissements publics, sortant un peu du cadre de leur mission initiale. Mais est-ce leur rôle et en ont-ils les compétences ? Cela répond-il à des objectifs politiques et d’admission de la structure de protection par les populations locales ? Quel bilan peut-on tirer de ces processus avec une trentaine d’année de recul dans les deux Parcs nationaux sud-alpins ?