Le héros de guerre, le militaire et la nation
La guerre d’Indépendance offre le paradoxe d’être un conflit victorieux où les armées espagnoles n’apparaissent qu’en demi-teinte. La guerre a mis en avant la figure du combattant patriote, mais elle a déconsidéré le militaire, soupçonné ou accusé des pires incompétences. Certaines figures militaire...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/mcv, |
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| Κύριοι συγγραφείς: | , |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Mélanges de la Casa de Velázquez
2010
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | La guerre d’Indépendance offre le paradoxe d’être un conflit victorieux où les armées espagnoles n’apparaissent qu’en demi-teinte. La guerre a mis en avant la figure du combattant patriote, mais elle a déconsidéré le militaire, soupçonné ou accusé des pires incompétences. Certaines figures militaires résistent à l’opprobre : le militaire mort au combat, selon l’archétype du Pro patria mori, et le chef de siège qui est l’incarnation des pueblos en lutte. Cependant, à partir de 1812, certains militaires s’emparent de ces figures héroïques dont ils organisent le culte, et le militaire semble éclipser le guerrillero. Ce retournement s’explique par la naissance, à la faveur de la guerre, d’une armée où l’expérience du combat a forgé de nouvelles identités politiques reposant essentiellement sur le charisme du chef. Laboratoire de nouvelles relations de pouvoir et creuset des élites, une partie de l’armée porte désormais les valeurs politiques du libéralisme. Cependant, l’identification de l’armée avec la nation est lente et heurtée, et elle ne trouve son point d’aboutissement qu’en 1820, avec Riego. En somme, les militaires ont su capter la valeur positive que représentait la figure du combattant patriote. |
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