Éducation, représentation, tripartisme : la loi du milieu

La démocratie représentative est confrontée à un dilemme, voire à une contradiction : tous les citoyens sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres, soit qu’on les élise pour leurs compétences supérieures, soit qu’une fois élus sans mandat impératif, ils aient plus de pouvoir que les autr...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
Autor principal: Le Bras, Hervé
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Mélanges de la Casa de Velázquez 2017
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:La démocratie représentative est confrontée à un dilemme, voire à une contradiction : tous les citoyens sont égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres, soit qu’on les élise pour leurs compétences supérieures, soit qu’une fois élus sans mandat impératif, ils aient plus de pouvoir que les autres. La représentation ajoute un biais supplémentaire du fait des modes de scrutin qui avantagent certains partis. L’article montre comment cela se produit actuellement en France. Le basculement d’un bipartisme droite-gauche vers un tripartisme du fait de la montée de l’extrême droite fausse le résultat des élections en raison des reports entre les deux tours. La tendance qui se trouve au milieu, en l’occurrence la droite, bénéficie des reports des deux côtés, de l’extrême droite quand elle est opposée à la gauche et de la gauche quand elle est opposée à l’extrême droite, comme on le détaille dans le cas des élections départementales. Ce même mécanisme explique la victoire du candidat Fillon à la primaire de droite car il se situait entre les deux extrêmes, Juppé proche du centre, et Sarkozy proche de l’extrême droite. Les candidatures à la primaire de gauche ont aussi intégré le mécanisme, mais sans doute en vain car les deux candidatures extrêmes sont dans ce cas hors du jeu, Macron vers le centre et Mélenchon vers l’extrême gauche.