De la psychanalyse au happening

Le propos de cet article est d’analyser certains aspects de la réception de la théorie lacanienne par l’avant-garde littéraire argentine des années soixante. Il s’agit de mettre en relief les déplacements et déformations qui se sont produits lors de ce transfert culturel, qui n’est pas seulement géo...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/mcv,
Autor principal: Premat, Julio
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Mélanges de la Casa de Velázquez 2010
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Le propos de cet article est d’analyser certains aspects de la réception de la théorie lacanienne par l’avant-garde littéraire argentine des années soixante. Il s’agit de mettre en relief les déplacements et déformations qui se sont produits lors de ce transfert culturel, qui n’est pas seulement géographique, puisqu’il rappelle les lectures surréalistes d’un autre grand nom de la psychanalyse, Sigmund Freud, dans les années vingt. Dans un premier temps, une contextualisation est proposée autour de la figure d’Oscar Masotta, introducteur et traducteur de Lacan, mais aussi critique littéraire, créateur et intellectuel phare de la période. Puis, un exemple singulier est étudié, celui d’Osvaldo Lamborghini, écrivain « maudit » de sa génération, qui intègre avec insolence certains concepts et certains mécanismes d’écriture tirés des textes lacaniens. Cette utilisation serait de l’ordre du parodio (parodie et haine), donc de l’ordre du transfert (dans un sens psychanalytique) ; mais elle serait aussi un moteur d’écriture, un cadre pour une littérature hors-cadre.